Passerelle numéro 71
Carême - Février 2010

 

RETOUR - AUTRES "PASSERELLES"

Sommaire

Editorial
        - Carême
Vie paroissiale

        - Le jeu scénique et l'exposition des reliques
        - Votre Livre d'Or
        - La soirée des retrouvailles
        - L'Equipe d'Animation paroissiale vous informe
Vie de l'Eglise
        - Merci, Monsieur le Cardinal
Prières
        - Espérance
        - Seigneur, allume mes braises
        - Vers Pâques
        - Prière à Marie en temps de Carême
        - Notre foi est une feuille de platane
        - Seigneur, aide-moi à marcher
Méditations
       
- Le Carême: un voyage sans bagage
        - Croire ... en qui? ... en quoi?
 
        - "Le jeûne me fait du bien"
Etincelles
       - Une bougie vous parle

       - Frère jardinier
       - Lire la Bible
Un peu d'histoire
       -  L'origine du chemin de croix

Annonces et Appel
       -
Prière des enfants
       - "Cause-Café"
       - Année du Credo
       - Local des jeunes
       - La chorale vous sollicite
Nos joies, nos peines ...
        - Baptêmes, confirmations, funérailles

Pour consulter la version pdf de cette édition, cliquez ici  

EDITORIAL

Carême

 C  comme cœur

Parce que le carême est une affaire de cœur,

Il ne s’agit pas simplement de faire de bonnes actions,

Il faut aussi renouveler son cœur, le changer, le refaire

 A  comme amour

Parce qu’il est la source de la vie,

Il nous permet de dépasser nos propres limites,

D’aller toujours plus loin

 R  comme rêve

D’un monde plus juste et plus humain

Où tous mangeraient à leur faim,

Où la paix fleurirait enfin

 E  comme énergie

Parce qu’il en faut pour 40 jours,

Il ne suffit pas de bonnes intentions au départ,

Il faut tenir, persévérer, et avancer encore

 M  comme moi- même

Parce que c’est à l’intérieur de moi

Que je dois chercher ce qui m’empêche chaque jour

De jeûner, de donner ou de prier

 E  comme espérance

Parce que rien n’est possible sans elle…

Le carême est le temps de l’espérance

Qui ouvre des possibles encore insoupçonnés…

F Ruscart Vanderdorpe

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VIE PAROISSIALE 

Le jeu scénique et l’exposition des reliques

Dans la précédente édition de votre  « Passerelle » vous avez pu lire un article concernant la première manifestation organisée à l’occasion de cet événement : « Conférence sur les reliques », par Ch. Van der Plancke.
Parler des autres manifestations, en évitant les « redites », puisqu’elles ont fait l’objet de publications assez détaillées dans les dernières éditions du journal « Dimanche », n’est pas aisé.
Nous vous en proposons cependant quelques extraits. Que leurs auteurs soient conciliants avec la rédaction, s’ils n’en retrouvent pas toujours la substance. Cela reste une approche subjective.

Jeu scénique – 29 novembre 2009 – Equipe organisatrice

…« Personne d’entre nous n’avait une formation pour cette réalisation, mais notre « metteur en scène » a énormément de dons.
Aussi, l’Esprit Saint est toujours premier et suscite le choix de l’un ou de l’autre. Il prépare les dons nécessaires pour que tout arrive à terme avec Sa grâce et en Son temps.
Nous pensons qu’Il désirait nous apprendre la patience, l’écoute, l’émerveillement et une confiance inébranlable en sa toute-puissance d’amour. Notre-Dame et tous les saints veillaient sur tous et nous portaient dans leur prière »

… « Avec l’aide de Marie, nous avons réussi à partager notre enthousiasme et à faire passer de beaux messages aux spectateurs. Tout ceci dans une confiance et un abandon total à la grâce du Seigneur qui conduisait le spectacle, vivant au milieu de nous ; partageant son Amour et le faisant rayonner sur tous les visages.
Nombreux sont ceux qui ont, tout comme les spectateurs, été touchés par l’un ou l’autre des passages « sensibles » de la pièce »

… « Nous avons traversé des moments de doute, de peur, nous rendant compte peu à peu de l’ampleur du projet et ne notre incompétence. Puis aussi la fatigue, le stress ... Sans l’intercession de Notre-Dame et des nombreux saints réunis … ce spectacle n’aurait pu se réaliser »

… « Nous continuons à avoir un immense désir de témoigner que Jésus est Vivant au milieu de nous ; que nous sommes reliés à tous ces témoins qui nous ont précédés dans la foi ; que la vie continue et qu’ils agissent au milieu de nous ; qu’il est temps d’ouvrir les yeux et les oreilles de notre cœur et de laisser l’Esprit agir en nous »

Ouverture et fermeture solennelle de la châsse et exposition des reliques –  du 5 au 11 décembre 2009 Gérard Van Haeperen 

… «  Je me suis toujours intéressé aux reliques et ai été cérémoniaire lors de l’ouverture d’autres châsses, contenant des corps de saintes. Cette fonction liturgique de cérémoniaire de la basilique de Basse-Wavre, lors de l’ouverture et de la fermeture de la châsse, fait partie de tout un ensemble ; je peux cependant compter ces journées parmi les plus belles de ma vie. J’ai assisté un peu partout à des cérémonies d’ostensions solennelles de reliques » … « Dans notre monde scientifique, on a trop souvent tendance à jeter le discrédit sut ces reliques, vieilles de 2000 ans. Celles qui ont été étudiées scientifiquement nous apprennent souvent beaucoup de choses et, ce qui est important, elles rejoignent tout à fait les Evangiles »

… « J’ai eu l’insigne honneur d’être, en 12 ans (de 1997 à 2009), trois fois cérémoniaires lors des ouvertures et fermetures de la châsse… Je dois avouer que toutes – les personnalités ecclésiastiques - ont été fidèles aux directives que j’ai eu l’honneur de leur donner ; ils ont suivi tout ce que le rituel prescrit pour ces cérémonies. Ne dit-on pas que lors des grandes cérémonies du Vatican, le Pape lui-même ne doit obéir qu’à une seule personne, son cérémoniaire ! »

… « Quand je présente les reliques, en les expliquant, je le fais avec recueillement ... Tout le temps que je passe près des reliques est pour moi une forme de prière. Ces reliques sont des signes de la communion des saints, de la présence de ces derniers à Basse-Wavre et de leur intercession pour nous. Ces signes sont concrets et tangibles ; c’est ce message que nous livre depuis 2000 ans, la dévotion chrétienne envers les reliques » …

Sur la base des propos recueillis par GT

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Votre Livre d'Or

Un livre d’or, ouvert le jour même du spectacle du jeu scénique, recueillant les impressions et commentaires de beaucoup d’entre-nous  a circulé.

En voici quelques extraits.

« Un spectacle éclairé de l’intérieur ! La Vierge Marie a dû être très émue »

« Quelle évangélisation pour tout le monde quand toutes les générations se mettent ensemble. Merci pour ce beau spectacle »

« Un spectacle historique qui nous mène au cœur du Christ par les bras de Marie. Merci à tous pour cette belle représentation vivante, joyeuse et chantante »

« Une soirée excellente et formidable pour la paroisse, mais aussi pour le Brabant Wallon, le diocèse. Que la grâce de Jésus  et Notre-Dame nous accompagne »

« Une équipe formidable, un jeu inoubliable et que de plaisir dans la grâce de Marie »

« Inoubliable ! Une pierre à l’édifice spirituel de la paroisse. Bravo à tous »

TG

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La soirée des retrouvailles

Soir de fête, retrouvailles…
Chacun a préparé son cœur !
Et, certains mets à partager qu’il dépose au buffet!
L’équipe de base a préparé la salle, c’est convivial et chaleureux !
Les tables sont couleur soleil, les verres circulent avec ou sans bulles…
Un apéro joyeux, on signe les trois tabliers, le grand livre, on achète le DVD
Heureux on chante Marie qui nous réunit.

Choisir la table, s’unir aux autres convives, s’asseoir, s’installer …
Petit mot d’accueil de Patricia, de Victor, l’ambiance est déjà assurée. « Bénissez-nous Seigneur, la table, ce repas » on chante avec Christian si heureux de partager ce temps avec nous !
Ecouter et découvrir autrement l’autre : devenir souris ou chat ou colombe, s’étonner, apprendre, créer d’autres liens…
Partager : du potage en entrée, bien chaud, bien bon !
Puis… salés, colorés, variés, choisissez… chacun des plats est délicieux !
Et voici sucrés les desserts !, en galettes, en tartes et gâteaux à la crème, au chocolat, aux fruits et même une basilique à savourer !
Le vin est rouge ou blanc, l’eau et les soft et puis….
La chanson pour le dîner ! quel talent, chacun s’y retrouvait, personne n’était oublié, vraiment Brigitte ne cessera de nous étonner…

Pour cette belle aventure du jeu scénique merci à tous et toutes !
Quelle joie ce souper qui nous a (presque) tous rassemblés sous le regard de Notre Dame. C’était bon, c’était vrai, et loin d’être oublié !

Brigitte Houyet

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L'Equipe d'Animation Paroissiale vous informe

L’Equipe d’Animation Paroissiale, qui s’est depuis peu renforcée avec l’arrivée de Damien Desquesnes, continue son travail.

Quelques initiatives récentes :
-   Pour mieux mettre en évidence l’importance de la Parole et la mission qui est confiée aux lecteurs, le célébrant remet désormais à ceux-ci le lectionnaire lors nos célébrations dominicales.
-   Afin d’assurer un bon accueil à chacun - habitué ou non - aux messes dominicales, des petites équipes d’accueil sont en train de se mettre en place.
-   Le thème retenu pour le Carême est le Credo. C’est également le thème proposé par nos évêques pour l’année. Nous nous proposons de l’approfondir plus particulièrement pendant cette période ; quelques enseignements y seront consacrés durant notre cheminement vers Pâques.

 La vie d’un lieu de culte de près de 1000 ans est jalonnée de bien des dates.  Si l’an passé, nous fêtions les 10 ans de notre jeune basilique, le nombre 1710 bien en évidence sur notre clocher nous rappelle que notre église fête cette année ses 300 ans.  Nous y reviendrons prochainement.

L’EAP

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VIE DE L'EGLISE

Merci, Monsieur le Cardinal

De nombreux fidèles ont assisté tout au long du week-end du 8 au 10 janvier aux dernières eucharisties de remerciement et d’action de grâce au Cardinal Danneels, après 30 ans au faîte de la hiérarchie catholique en Belgique.

Vendredi 08 janvier 2010, à 19h, le cardinal était à la collégiale Sainte-Gertrude de Nivelles pour une dernière cérémonie dans le vicariat du Brabant wallon. La célébration s’est déroulée devant des fidèles, transis de froid, mais « réchauffés » par l’amour de l’Eglise et de Jésus, le charisme, la profondeur, la sympathie et la chaleur de celui qui les a guidés au cours de ces 30 dernières années.

L'homélie qu'il prononça – sorte de testament spirituel - portait sur l'engagement des chrétiens dans le monde d'aujourd'hui.

Il n’entre pas dans nos intentions d’en faire le résumé et encore moins d’en reprendre certains extraits, ce qui serait d’une part ambitieux et d’autre part imparfait. Nous nous limiterons dès lors à en reprendre les points essentiels.

-          Fixer notre regard sur Jésus – Il est là au milieu de nous - pour former une « Eglise d'adoration » ;

-          Aimez l'Eglise, et l’aimez telle qu'elle est ; célébrer la liturgie – qui contient sa force d’évangélisation - dans la ferveur et la beauté ;

-          Etre dans le monde - Annoncer et pratiquer l'évangile dans toute sa radicalité. Et surtout ne pas en faire un secret.

-          Pratiquer la réconciliation et le pardon

Si vous souhaitez prendre connaissance du texte de l’homélie, vous pouvez  consulter le site web de la paroisse (www.ndbw.be) sous l’onglet Lien/Téléchargement/Paroisse ou en demander une copie au secrétariat de la paroisse.

G.T

Mgr Léonard, a été nommé par Rome comme nouvel archevêque de Malines-Bruxelles et primat de Belgique. Accueillons-le !

Comme l’a très justement partagé Christian, notre curé, dans un de ses messages, « … Prions ensemble pour que nous, les catholiques, en particulier ceux du diocèse de Malines-Bruxelles, nous apprenions à ne pas nous laisser modeler par l'avis seul des medias qui ne manqueront pas de faire l'évaluation de la personne désignée, en critiquant ses défauts ou sa sensibilité ecclésiale... Au contraire, prions pour que nous recevions « ce regard de foi » qui nous fera accueillir cet homme comme celui que le Seigneur nous envoie et qui sera notre Berger, en Son Nom, pour les années à venir…

Merci ! Ce sera pour nous une manière concrète d'aimer l'Eglise, notre Eglise locale, autre souhait de notre Cardinal... »

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PRIERES

Espérance

Merci Seigneur,
De m'avoir donné cette canne d'aveugle qu'est l'espérance.
Avec elle je sais poursuivre ma marche en tâtonnant, avec la certitude d'avancer vers Vous, mon objectif final.

Car la direction vers laquelle on va, est plus importante que la vitesse…
Je resterai aveugle jusqu'à la fin;
Mais la canne de mon espérance m'aidera un jour à frapper à la porte de l'éternelle voyance.

Jean Rerray, poète chrétien namurois

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Seigneur, allumes mes braises

Je ne suis pas uniquement
cendres, Seigneur !
Sous mes cendres, Tu le sais,
Toi qui me connais, dorment des braises
attendant d’être ranimées.

 

Lorsque je permets à l’égoïsme
de gonfler en moi
et de remplir toute la place en mon cœur
jusqu’à empêcher de penser aux autres,
lorsque je T’oublie, Seigneur,

et que je laisse s’éteindre
ma confiance en Toi !

 

Je suis semblable aux cendres, Seigneur,
à ces poussières grises et mortes,
lorsque s’ouvre la jalousie
qui refroidit mon amitié,
lorsque j’autorise la bouderie
à écarter le sourire de mes lèvres.

 

Seigneur, allume mes braises
pour qu’à nouveau brûle, vive et joyeuse,

la flamme de mon amour pour Toi et pour mon prochain !

 

Charles Singer

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Vers Pâques

Seigneur,
Nous ne t’avons jamais vu... et pourtant nous savons que tu nous es proche... puisque Tu connais le coeur de chaque homme,

 Tu sais que chacun voudrait se rapprocher de Toi en se débarrassant des cendres qui encombrent son quotidien.
Tu sais aussi que nos chemins sont remplis d’ornières, de détour et de cailloux.
Aide-nous à les éviter, à les contourner, à nous en éloigner.
Aide-nous à trouver le chemin qui
Ouvre notre cœur à la confiance !

Seigneur,
Tu sais nos limites : apprends-nous à les accepter,
Donne-nous le courage et le goût de continuer, même si c’est difficile, même si nous sommes peu nombreux.
Tu l’as constaté Toi-même :
« La moisson est abondante, les ouvriers peu nombreux. »
Dans Ton Evangile, Tu nous expliques ce qu’est la tendresse, ce qu’est la miséricorde.
Toi-même, Tu t’es penché sur les pauvres, sur les malades, sur les petits, sur l’aveugle, sur la Samaritaine.
Montre-nous qu’au-delà de nos peurs, de nos inquiétudes et de nos résistances, nous pouvons vivre dans la compréhension et la fraternité.
Aide-nous à trouver le chemin qui
Ouvre notre cœur à l’amour 

Seigneur,
Tu sais que nous cherchons Ton Visage, que nous cherchons Ta lumière.
Tu sais aussi que la fatigue et le découragement, le manque d’audace et la peur du risque brisent nos enthousiasmes.
Donne-nous de nous tourner davantage vers Toi,
pour croire réellement à Ton pardon,
pour répondre plus souvent à Ton invitation qui est celle de l’Amour,
pour pouvoir marcher plus sûrement sur Tes pas.
Aide-nous à trouver le chemin vers Pâques qui
Ouvre notre cœur à l’Espérance !

Marie-Françoise Tournay

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Prière à Marie en temps de Carême

Quand vient pour nous l'heure de la décision,
Marie de l'Annonciation, aide-nous à dire "oui".

Quand vient pour nous l'heure du départ,
Marie d'Égypte, épouse de Joseph, allume en nous l'Espérance.

Quand vient pour nous l'heure de l'incompréhension,
Marie de Jérusalem, creuse en nous la patience.

Quand vient pour nous l'heure de l'intervention,
Marie de Cana, donne-nous le courage de l'humble parole

Quand vient pour nous l'heure de la souffrance,
Marie du Golgotha, fais-nous rester aux pieds de ceux en qui souffre ton Fils.

 Quand vient pour nous l'heure de l'attente,
Marie du Cénacle, inspire-nous une commune prière.

 Et chaque jour, quand sonne pour nous l'heure joyeuse du service,
Marie de Nazareth, Marie des Monts de Juda, mets en nous ton cœur de servante.

Jusqu'au jour où, prenant ta main,
Marie de l'Assomption, nous nous endormirons, dans l'attente du jour de notre résurrection.

Jean-Paul Hoch.

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Notre foi est une feuille de platane

Notre Dieu,
Notre foi est une feuille de platane qui flotte au vent,
Une flamme de bougie qui tremblote,
Un filet de voix qui cherche son timbre.
Nous ne disons pas que notre foi est par terre
     Ni qu'elle est éteinte
     Ni qu'elle est muette.

Mais voici, notre foi est menue et mal assurée.
Nous ne sommes pas des surdoués en la matière.
Et même, nous n'aimons pas les surdoués,
     Qui savent par cœur les versets et les réponses,
     Qui ont dans leur valise un complet dogmatique toujours

                   bien repassé,

                         Qui chantent leurs évidences à cœur  joie
Et dont les joues ruissellent de ferveur huileuse.

Nous n'aimons pas trop les croyants,
Nous qui sommes des menu-croyants,
     Des demi-croyants,
     Des incroyants qui doutent de

                    leur incroyance,

       Des mal-croyants, qui nagent

            entre les eaux de la présence  et de

            l'inexistence,
     Des croyants, qui ont mal au cœur avec leur foi.

Alors, mon Dieu, que peux-tu faire pour nous
Et que pouvons-nous faire pour toi ?
Pourrais-tu avoir l'obligeance de nous accepter tels que nous sommes,
Comme tu as ouvert tes bras à l'enfant prodigue,
Sans l'obliger d'abord à se repentir,
A proclamer ta foi et à chanter ta grandeur

 

Pourrais-tu avoir l’obligeance et la gentillesse,

La bonté et la générosité

De préférer notre visage réel

A tout masque, trop sérieux, trop serein, trop assuré,

Qu’il faudrait revêtir pour te plaire

 

Et pourrions-nous croire
Que tu n'es pas venu pour les surdoués de la religion,
Mais pour les mal doués de l'existence,
Quand ils viennent à toi
Le cœur aussi simple, démuni et confiant
     Qu'une feuille de platane entre deux vents,
     Qu'une flamme de bougie entre deux souffles,
     Qu'une voix d'homme entre deux tremblements ?

Car tu ne convoques pas les surdoués dans une Église d'élite.
Tu cherches, tu trouves les mal doués,
Et c'est avec eux que tu chemines
Jusqu'au Royaume de ta vie et de leur vie.

André Dumas

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Seigneur, aide-moi à marcher

Je suis tenté de vivre tranquille,
et tu me demandes sans cesse
de risquer ma vie,
        comme Abraham, dans un acte de foi.
Je suis tenté de m’installer
et tu me demandes de marcher dans l’espérance :
        vers Toi, le plus haut sommet…
Seigneur, qui m’as créé par amour et pour
        aimer,
        donne-moi de marcher vers Toi
            avec toute ma vie,
            avec tous mes frères,
            avec toute la création,
        dans l’audace et l’adoration !

Père Gratien Volluz

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MEDITATIONS

Le Carême: un voyage sans bagage

Partir... quitter « l’Egypte »,
pays de servitude, d’oppression, d’esclavage : habitudes qui enserrent, certitudes qui structurent, rassurent ; modes de pensée, idées reçues, jugements faciles ; le « prévu », le déjà vu, les « plannings » ; confort qui empêche de partir vers l’inconnu, le « différent », l’étranger...
Quitter le passé, les souvenirs ou remords qui parfois enchaînent,
Détournement du « moi », de mon image idéale,
Conversion...

 Entrer dans le désert...
celui du réel, du quotidien, du moment présent :
consentir à ces périodes de la vie qui déstructurent, où l’on perd pied : repères qui disparaissent, sécurités qui s’envolent, rêves qui s’évanouissent, maladie, deuil, déceptions, trahisons peut-être ; difficultés de vie imprévues, idéal visé impossible...
Se laisser buriner par le vent, le froid de la nuit, la chaleur qui accable, mille et un petits tracas et contrariétés quotidiennes, faiblesses...

 Avancer...
sans crainte du détour, jusqu’au-delà du désert, vers le buisson ardent.
Marcher pas à pas, au rythme de la grâce, jamais donnée à l’avance, de la manne et des cailles ;
Marcher vers l’inconnu, dans ce présent de ma vie, porte ouverte sur l’Eternel ; vers cette Présence qui devance, toujours inattendue, voilée, discrète, voire cachée, au creux du désert quotidien ; mystère d’un Dieu incarné...

 Apprivoiser la solitude...
cette part de solitude qui permet la rencontre, la prépare, libère le coeur ;
Durer... 40 jours dans la confiance, fine fleur de l’amour, de jour comme dans l’épaisseur de la nuée ; confiance authentique, celle qui se passe de signes.
Laisser monter la soif, celle du désir, pour seul bagage, celle qui guide vers la source, mène au coeur à coeur ; se savoir attendu, aimé d’un amour d’élection ;
Appeler à l’Alliance..

Habiter le silence...
Faire taire les hâtes, les goûts personnels, les interrogations, les préoccupations, les plans, l’accessoire, l’inutile...
Entrer dans le silence de la rencontre, demeurer avec l’ami, l’inconnu, l’importun ;
Se réjouir avec ceux qui sont dans la joie, pleurer avec ceux qui pleurent, prendre le temps « d’être avec... », à l’écoute de l’autre... de l’Autre ; face à face offert au coeur du réel baigné de  Son Silence.
Silence habité, lieu où Dieu se donne ;
Silence fécond de l’espace trinitaire,
    où tout n’est qu’accueil, regard, don mutuel ;
    où l’Esprit jaillit de l’effacement du « moi »devant le « toi » ;
    effacement jusqu’au don total où l’un se reçoit entièrement de l’autre :
        entrée dans la Terre promise ;
        sortie du tombeau...
        entrée dans la Vie...

Joie Pascale...

Bernadette Heynderickx

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Croire ... en qui ? ... en quoi?

Les évêques de Belgique ont décidé, durant cette année pastorale, de centrer notre démarche de chrétiens sur le 'CREDO'. 
CROIRE....., n'est-ce pas aussi un défi pour notre temps?
N'est-ce pas une attitude de vie à manifester dans nos faits et gestes?
Celui que nous essayons de suivre ;
       
qui nous a montré comment aimer en vérité ;
       
qui a révélé l'Amour infini de son Père pour chacun d'entre  nous ;
        qui s'adresse personnellement à chacun de nous pour nous dire: « Viens, et suis-moi, … , ta Foi va te sauver! »,
nous demande aujourd'hui de réfléchir au sens profond des mots que nous récitons si souvent: '… je crois...'.
Il serait bon de méditer toutes les phrases du Crédo une par une, pour être vraiment imprégnés de cet amour que Dieu, par l'intermédiaire de son Fils, nous offre gratuitement.
Il n'est pas rare que, lors d'une démarche particulière (première communion, réconciliation, profession de foi, confirmation,...) les participants composent leur propre crédo centré sur leur vécu et sur leurs espoirs, et cela apporte un éclairage nouveau sur « Croire ».
Je vous partage un Credo prié lors de l'eucharistie de clôture d'un rencontre de la mutualité chrétienne.

Victor

Je crois

Je crois que chaque enfant qui naît, quel que soit le lieu de sa naissance, est unique. Il a droit au respect, à la tendresse et à l'amour. Respect, tendresse et amour sont aussi, si pas plus, nécessaires à chacun pour se développer, que la nourriture et les soins de santé.
Je crois en la dignité de chaque personne humaine. Chaque jeune travailleur, jeune travailleuse vaut tout l'or du monde, disait Cardijn. Chaque personne est une histoire sacrée.
Je crois que nous avons besoin les uns des autres pour grandir en humanité.
Je crois en la vie qui se prolonge au-delà de nous à travers nos enfants et nos petits-enfants, mais aussi à travers toutes nos actions qui portent des fruits.
Je crois que le mal existe, en nous et autour de nous, mais je crois surtout que nous pouvons le vaincre par tous nos gestes de bonté, de générosité, d'attention aux autres.
Je crois que la course au profit et le désir de puissance qui causent tant d'injustices et de souffrances, doivent être combattus par nos actions pour plus de justice.
Je crois que  l'évangile qui veut dire « Bonne Nouvelle » n'a pas tant besoin d'être annoncé que vécu.
Je crois que le Christ nous a montré le chemin d'une vie soucieuse de chacun et surtout des plus petits. Toute sa vie montre qu'il n'acceptait ni les exclusions, ni les injustices. C'est parce qu'Il s'est opposé aux pouvoirs injustes et oppressants de son époque, qu'Il a été assassiné.
Je crois que c'est le Christ qui nous a le mieux parlé de Dieu son Père. Il nous a fait percevoir un Dieu de Justice, de Tendresse, d'Amour et de Liberté.

----- Voir aussi annonce en fin d’édition de cette Passerelle -----

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"Le jeûne me fait du bien ..."

La revue «Prier » de janvier 2010 a publié un dialogue avec le Père Anselm GRÜN, moine à l’abbaye bénédictine de Münsterschwarzach en Bavière. En voici quelques extraits, çà et là résumés, où les propos du Père Grün sont en  italique.

Né dans une famille chrétienne, le Père Anselm ressentit très jeune sa vocation de prêtre, et connut aussi quelques doutes …

 « Mais une certitude intérieure s’est emparée de moi avec force, celle d’avoir toute confiance dans la Bible, d’habiter le pays de la foi, d’être reconnaissant pour la liberté qu’elle me donne. »

En partant de l’ascèse monastique quotidienne, en relisant les écrits des anciens moines, et aussi en cherchant à comprendre la psychologie des profondeurs (C.-J. Jung) et la méditation zen, le Père Anselm a redécouvert le jeûne : « J’ai compris que le sens de cette pratique immémoriale n’est pas de me faire violence, n’est pas contre nature, mais que c’est un chemin corporel de transformation et de nettoyage intérieur ». Ceci peut paraître très complexe, mais voyons ce que cela donne en pratique.

Le Père Anselm jeûne de 8 à 10 jours (sans nourriture, mais avec un peu d’eau, de thé et des jus de fruits ou de légumes, et durant tout le Carême, pas de viande ni d’alcool, ce qui lui fait beaucoup de bien !).Il peut ainsi entrer librement dans la chambre intérieure du silence et ressentir la proximité de Dieu. 

Cette pratique permet une plus grande ouverture aux autres : « J’invite les jeûneurs que j’encadre au début du Carême à jeûner une journée entière pour une personne en particulier et à prier pour elle. Jeûner nous permet de mieux distinguer les émotions et attitudes négatives qui nous emprisonnent, telles que la peur, l’ambition mal placée, voire l’incapacité à assumer les conflits…Jeûner est une source de force, de fraîcheur et de clarté, par exemple en réactivant les souvenirs des moments heureux de notre enfance sur lesquels nous pourrons nous appuyer pour nous relier à notre cœur.

Et pour ceux qui ne peuvent se priver de nourriture ?

-          il leur est conseillé d’avancer à petits pas,

-          de percevoir le temps de Carême comme un moment   d’entraînement à la liberté intérieure

-          on peut aussi jeûner de télévision ou de voiture !

« Le jeûne a toujours à voir avec l’idée d’exercice. Je fais un programme et je m’y tiens. Cela change quelque chose en moi.»

 Le  Le jeûne spirituel  est par ailleurs toujours étroitement lié à la solidarité. Nous ne jeûnons pas seulement pour nous, mais aussi pour les autres. C’est pourquoi le jeûne ne prend son plein sens que quand il est couplé à l’aumône.

L.F

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ETINCELLES

Une bougie vous parle

Vous m’avez allumée et vous me regardez rêveur.
Peut-être êtes-vous content de m’avoir !
Moi, en tout cas, je me réjouis d’être allumée.
Si je ne brûlais pas, je serais comme les autres, dans une boîte, où je n’ai pas de signification
Ma raison d’être, je l’ai seulement lorsque je suis allumée, car alors j’existe
Bien sûr, depuis que je suis allumée, j’ai rapetissé et bientôt je ne serai plus qu’une pâle lueur
Mais il en est ainsi :
Ou bien je reste entière, rangée dans une boîte et, dans ce cas, je ne sais pas vraiment ce que je fais sur terre…
Ou bien je répands lumière et rêveries, et alors je sais pourquoi je suis là, pourquoi j’existe.
Pour cela, je dois donner quelque chose de moi, me donner moi-même.
C’est mieux que d’être dans une boîte en carton !

« Il en est de même pour vous »
Ou bien vous vivez pour vous, vous ne perdez rien, mais aussi, vous ne savez pas au juste pourquoi …
Ou bien, vous donnez lumière et chaleur, alors les gens se réjouissent de votre présence.
Vous n’êtes pas pour rien sur cette terre, vous devez aussi donner quelque chose de vous.
N’ayez pas peur si, ce faisant, vous devenez pus petit, c’est seulement de l’extérieur…
Je suis une bougie unique
Lorsque je suis allumée, la lumière et la chaleur qui se dégagent de moi ne sont pas fortes mais, par contre, avec d’autres, toutes ensemble, grande devient notre clarté et forte est notre chaleur.

« Il en est de même pour vous »
La lumière que vous donnez, n’est pas grand-chose, mais avec celle des autres, c’est énorme.
Il y a parfois des pannes de courant à la maison, il fait noir d’un seul coup.
Alors tout le monde pense :
« Vite, une bougie » et l’obscurité est ainsi vaincue grâce à une seule flamme.

« Il en est de même pour vous »
Tout n’est pas idéal dans ce monde, beaucoup se plaignent ;
Certains n’arrêtent pas de se lamenter.
Alors, n’oubliez pas qu’une seule flamme est encore plus que l’obscurité.
Prenez courage et n’attendez pas les autres.
Soyez allumés et brûlez.
Et, si vous avez de des doutes, alors prenez une bougie et allumez-la.
Regardez cette flamme et comprenez !

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Frère jardinier

Frère jardinier a reçu en gérance pour la faire fleurir, une parcelle de l'unique jardin de Dieu, une terre grande... comme le coeur d'un jardinier.

Avec ses mains de tendresse, il a labouré la terre, il l'a ratissée, nourrie, arrosée, il l'a regardée comme on regarde un trésor et qu'on s'émerveille.

Elle était belle la terre, et tout offerte, et impatiente comme le coeur d'une enfant ! Il se disait qu'elle était sienne, cette parcelle du grand jardin. Il la désirait généreuse et riche des promesses du printemps, et il choisit, avec un soin jaloux - comme seuls des jardiniers peuvent faire- la semence qui donnerait la fleur à la bonne saison de la vie.

Le temps passait... Frère jardinier veillait !

Chaque jour, il prenait du temps pour sa terre. Ses grandes mains, malhabiles quelquefois, s'habillaient de douceur, pour se faire pardonner les blessures que font les outils du jardinier quand il fait bien son métier.

 

Pour ces rencontres quotidiennes, son coeur mettait ses habits... de patience, car il sait bien lui, le jardinier, qu'il faut du temps, beaucoup de temps pour ces choses-là.

 

Un jour, pas comme les autres, à l'heure de la paix du soir, quand les oiseaux et les enfants font leur prière, il vint s'asseoir, à califourchon sur sa vieille chaise, pour mieux écouter et regarder sa terre !

C'est alors - ô surprise - qu'il vit apparaître menue et toute fragile encore, une fleur qu'il ne connaissait pas et comme il n'en avait jamais vu dans le jardin de son père, ni de son grand-père...

 

Stupéfait, irrité même, - enfin, ce n'est pas celle qu'il avait plantée -, il se penche pour l'arracher... mais déjà les racines sont profondes,

car voyez-vous, ce qui se passe au creux de la terre est un mystère, que même les jardiniers ne comprennent pas !

Bientôt pourtant, son amour de jardinier est le plus fort, et déjà il pressent, ce qu'il ne comprend pas encore, que toute terre - comme le coeur d'un enfant - porte en elle sa semence...

 

Et cette fleur qu'il voit si menue encore et discrète comme une confidence, il se met à l'aimer. Il va la laisser grandir, il va l'aider à faire son parfum, sa corolle... et... du même coup, il se rappelle : cette terre, cet enfant, n'est pas le sien. Elle est une parcelle du grand jardin de Dieu et, avant lui, le Semeur s'est levé et a jeté la semence !

 

 

 

Mais alors, à quoi servent les jardiniers ?

A l'essentiel ! Car toute fleur, pour se faire belle, a besoin qu'on la regarde, qu'on l'écoute, qu'on l'arrose, qu'on l'aime !

 

Toute fleur, tout enfant, a besoin de son jardinier pour vivre une bienheureuse complicité!

 

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Lire la Bible

Une petite fille visitait souvent sa grand-mère qui habitait au bord d'un fleuve. Cette dame lisait régulièrement sa Bible. Un jour de visite, la petite fille demanda, toute intriguée:
"Mémé, pourquoi lis-tu si souvent la Bible ? Ne la connais-tu pas encore par coeur ?" 

Visant de sa main tendue une corbeille en osier qui restait près de la porte, elle répondit:
" Mignonne, va me chercher de l'eau à la rivière,... oui, avec la corbeille !  mais, sois prudente, ne glisse pas !"

La petite fit ainsi. Elle revint en courant, espérant qu'il resterait de l'eau dans cette corbeille. Mais il n'en fut rien !

 "Vois-tu, petite ! Hier j'ai utilisé cette corbeille pour chercher mes pommes de terre. Elle était marquée de terre. En cherchant de l'eau, tu m'as lavé la corbeille. Cela fait des années que je lis la Bible. Mon coeur est bien sale du péché, de l'incrédulité; et quand je lis la Bible, tu sais, je n'en retiens pas trop grand' chose, ma mémoire est bien usée.
Mais en la lisant, je suis heureuse, car la Parole de Dieu nettoie mon coeur, lave ma conscience, et plus je la lis..." 

 

" Plus tu es propre! Mémé!"

" Oh! Oui! ma petite!"

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UN PEU D'HISTOIRE

L'origine du chemin de croix

Dans vos « Passerelles » précédentes, nous vous avons parlé de l’origine des principales fêtes et célébrations catholiques : Noël (Passerelle 56 – Avent-  Noël 2007), Pâques (Passerelle 47 – Pâques 2006), Pentecôte (Passerelle 66 – Pentecôte 2009), Toussaint (Passerelle 62 – Toussaint 2008).

Quant à l’origine de la pratique du chemin de la Croix, la connaissons-nous ?

En 70 après J.-C., la révolte juive est matée par Flavius Titus qui ruine Jérusalem et détruit le second Temple. Un grand nombre de Juifs est massacré ou emmené en     esclavage à Rome. A dater de cette destruction la pratique des sacrifices d'agneaux fut abandonnée et les Juifs obligés d'aller prier sur le seul vestige restant, le Mur des Lamentations. La synagogue, institution fondée par les exilés de Babylone, remplace dorénavant le Temple.

En 135, l'empereur Hadrien, fils adoptif de Trajan, rase complètement la ville de Jérusalem pour y bâtir une toute nouvelle ville romaine appelée Aelia Capitolina et un temple élevé à la gloire de Jupiter sur l'emplacement du Temple détruit en l'an 70. Il est interdit aux Juifs de s'y approcher ou d'y entrer sous peine de mort. Dès lors, les Hébreux n’ont plus ni unité ni vie politique. Ils se dispersent en Babylonie et dans le monde romain.
Cette destruction entraîne la disparition complète des sites et édifices, témoins oculaires de la vie et de la Passion de Notre-Seigneur Jésus-Christ.

En 324, la décadence romaine fait place à la présence byzantine.
L'empereur
Constantin 1er le Grand embrasse la religion catholique et permet à Jérusalem de retrouver son nom! Elle devient un centre de pèlerinage non seulement des Juifs, mais également des chrétiens. L'impératrice Hélène, mère de Constantin, découvre des vestiges de la Croix et détermine l’emplacement des derniers épisodes de la vie du Christ, en les signalant par des sanctuaires, notamment le Saint-Sépulcre érigé sur le Golgotha.
Les Juifs sont, à nouveau, autorisés à venir sur les ruines du Temple et au Mur des Lamentations.

Sur les pas d’Hélène, les pèlerins chrétiens affluent.

En 638, la ville de Jérusalem se rend, sans effusion de sang, aux armées musulmanes conduites par le calife Omar qui proclame la colline du Temple, lieu de prière. Aux yeux des musulmans, Jérusalem est la ville où Mahomet a été transporté sur son légendaire coursier pour être ensuite conduit au ciel.

Les pèlerinages pour les chrétiens au tombeau du Christ sont rendus de plus en plus difficiles pour ne pas dire impossibles.

 

En 1095 après J.-C., le pape Urbain Il conçut l'idée d'un pèlerinage puissant destiné à délivrer Jérusalem. L'Europe chrétienne se mobilise pour reprendre le Saint-Sépulcre aux Turcs.
Huit croisades furent ainsi entreprises de 1095 à 1254. En 1099 après J.-C., la ville de Jérusalem est enlevée aux armées musulmanes et occupée par les Croisés

En 1187, le sultan Saladin 1er écrase les chrétiens et occupe Jérusalem.

En 1270, le roi de France Louis IX entreprend, malgré l'opposition de son entourage, la dernière croisade, mais il meurt de la peste à peine débarqué devant Carthage.

L’occupation ottomane met les chrétiens dans l’impossibilité de pratiquer leurs pèlerinages en Terre Sainte.
Aussi la dévotion du Chemin de la Croix apparaît en Occident. Tout en restant chez eux, les chrétiens peuvent parcourir, en esprit, le dernier chemin de Jésus à Jérusalem.

Nous devons le choix des quatorze stations à la piété de saint Léonard de Port- Maurice, un religieux du XVIIème siècle.

D’après Guy Boucher « Le chemin de la croix »

Après le concile de Vatican II, est venue s’ajouter une quinzième station, celle de la résurrection de Jésus et de sa victoire sur la mort. C’est cet usage que le Saint Père Jean-Paul II a mis à l’honneur en 1991 et au cours des années suivantes pendant son Chemin de Croix solennel au Colisée de Rome.

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ANNONCES ET APPEL

 

Prière des enfants

Les enfants de 4 à 12 ans sont appelés à découvrir que Dieu est leur meilleur ami et à apprendre à L'écouter, à Lui parler, L'aimer et à Le recevoirGoûter, chants, jeux sont au rendez-vous.

Ils sont invités à nous rejoindre à la cure de Basse-Wavre, de 16 h 15 à 17 h 45, les : 26  février ; 12  et  26  mars ;

23 avril ;  21 mai ; 4  et  19  juin (préparation du Grand Tour) ; 27  juin : Grand Tour. L’accueil est  organisé à partir de 16 h avec possibilité d’assister à la messe de 18 h.

Pour tous renseignements s’adresser au secrétariat paroissial : 010/22.25.80.

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"Cause-Café"

L’équipe organisatrice vous communique le planning des activités prévues au cours des prochains mois.
Réunions de 14 à 16h : 2, 16, 23, 30 mars ; 20 avril ; 4, 11, 19, 25 mai (avec une après-midi « surprise ») ; 1, 9, 15, 22 juin.
Extras : dîners (paf : 2€) de 12 à 16h avec célébration des anniversaires du trimestre : 27 avril.
Conférence sur Basse-Wavre par Gérard van Haeperen : 9 mars.
Goûter de la fête à Wavre : 29 juin.
Venez nous/vous rejoindre, vous êtes tous les très bienvenus !

Pour tous renseignements s’adresser au secrétariat paroissial : 010/22.25.80.

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Année du Credo

Dans le cadre de l’année du Credo, le service Evangélisation du

Vicariat du Brabant wallon propose le samedi 13 mars 2010, à la basilique de Basse-Wavre, de 9h30 à 13h, une matinée sur le thème de l’annonce de la Bonne Nouvelle aujourd’hui.
Le Cardinal Danneels y donnera une conférence où il détaillera les différentes facettes de cette annonce. La seconde partie de la matinée offrira la possibilité aux participants d’assister à de présentations de projets concrets à vivre en paroisse.

Renseignements : Service évangélisation : 010/23.52.83
Pour des motifs d’organisation pratique, une inscription est obligatoire pour ceux et celles qui désirent assister aux présentations des projets.

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Local des jeunes

Tous ceux qui ont un peu de temps à consacrer - Vive les vacances de Carnaval ! - à l’achèvement du local des jeunes (grenier de la cure) – gyproc, rejointoiement, installation des portes - sont invités à prendre contact avec G. Bouchez : 010/23.52.83 ou 0476/60.27.80

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La chorale vous sollicite

Vous  êtes un habitué de la messe dominicale de 10h30 ? Peut-être avez-vous remarqué que la chorale s’amenuise…
Vous aimez chanter ? C’est avec grande joie que nous accueillerions de nouvelles recrues !
Une seule répétition par mois est organisée…
La connaissance du solfège n’est pas indispensable, une voix juste suffit !
Mon rôle d’assistante paroissiale me prenant pas mal de temps, je serais également heureuse d’accueillir un chef de chœur qui partagerait l’animation de la chorale avec moi !…
Musicalement vôtre !                                   

Anne Bouchez

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NOS JOIES, NOS PEINES

Baptêmes, confirmations, mariages, funérailles

Nous partageons avec vous les joies et les peines qui ont marqué notre communauté paroissiale depuis la

depuis la parution de « La Passerelle » n°70 - Avant-?oël 2009.

 

Ils sont entrés dans notre communauté

     Amandine LORIO
     (Chapelle P. Damien)           

28/12

Emeline ROBERT                      

12/12

 

 

 

On a célébré leurs funérailles dans notre communauté

 Berthe DE STOOP, née VAN CAILLIE, chaussée d'Ottembourg, 1300 Wavre
René JONKERS de WESEMAAL, 3110, Rotselaar
Paul FRANÇOIS, Tienne des Coteaux, 1300 Wavre
Anne-Marie CHALOT, née LECLERCQ, rue du Belvédère, 1300 Wavre
Germaine MATTAIGNE, née PAULUS, rue Ph. Marschouw, 1300 Wavre
Simone DE CONINCK, née DELESTINE, avenue des Liniers, 1300 Wavre

04/02
02/02
25/01
16/01

15/01

30/12

Philippe de la BARRE, 3040 Ottenburg

29/12

Monique VANDENDRIS, née ALOST,  rue Montagne du Godru, 1300 Wavre

19/12

Jean CONVENT, 1200 Woluwé St Lambert

19/12

Paul HEYLEN, chaussée de l'Herbatte,
1300 Wavre

17/12

Josée BASTIN née DECOCK , av. Comte de Namur, 1300 Wavre

04/12
Rachel DUBOIS née PIRLET, Résidence du Bois de la Pierre, 1301 Bierges 04/12
Yolande VANENST, av. du Champ des Monts, 1300 Wavre 03/12
Madeleine BRANCART, née DEDIEGE,
1450 Chastre
25/11
Denise COLARD, née PLACET, chée de l’Herbatte, 1300 Wavre 23/11

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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